La beauté selon Vigée Le Brun

Au Grand Palais jusqu’en janvier prochain, sont réunies les oeuvres de Elisabeth Vigée Lebrun, peintre officielle de Marie-Antoinette. Reconnue pour ses portraits, elle a su représenter la beauté du 18ème siècle. À voir absolument. – C.D

Ce nom vous est peut être inconnu, mais ses portraits apparaissent dans tous les livres d’histoire. Elle a peint le portrait de la reine avec ses enfants et celui de Marie-Antoinette tenant une rose dans sa main.

Le célèbre tableau représentant la famille royale (Photo: Caroline D.)
Le célèbre tableau représentant la famille royale (Photo: Caroline D.)

Les détails sont soignés, la chair est pale et lisse. Tous les tableaux exposés au Grand Palais révèlent cette manière particulière de peindre. Les habits ne font pas exception, avec l’effet de relief, ils semblent réels. Toute la mode d’une époque plongée entre insouciance et Révolution est représentée. Chaque détail est peint, jusqu’au morceau de dentelle qui cache la poitrine. Sur le visage de Marie-Antoinette, les joues rosies d’une femme toujours à l’affut de la dernière tendance.

Le maquillage discret et féminin des femmes au 18ème siècle.

 « A la fin du siècle s’achemine une nouvelle esthétique féminine, un retour vers le goût pour le naturel, la grâce et la simplicité. » (*)

Vigée Le Brun nous laisse une jolie trace de la façon qu’avaient les femmes de se maquiller à

photo: Caroline D.
photo: Caroline D.

l’époque glorieuse de Versailles. Un teint pâle à la limite du blanchâtre, des lèvres rosées et pulpeuses. Pas de mascara, juste du fard à joues bien rosé -ou blush dans le langage de la beauté- utilisé pour égayer la mine pâle du visage.

Le but était de mettre en valeur son corps, sa poitrine, boostée par le corset de la robe.

Les cheveux gris, volontairement poudrés, étaient gonflés et bouclés, ornés de plumes et de chapeaux. Le gris était la couleur à la mode et mettait en valeur les yeux clairs des femmes de la cour. Vigée Le Brun les représente sur ses oeuvres, avec délicatesse et grâce.

Princesses ou servantes, jeunes femmes ou reine de France, toutes étaient sublimées par ses portraits aux détails impressionnants. Un beau cours d’histoire et de beauté à contempler au Grand Palais jusqu’au 11 janvier 2016.

Informations sur le site www.grandpalais.fr

*Extrait de l’Essai : Relecture des multiples facettes du féminin sacré et profane par Marilyn RENERIC-CHAUVIN

C.D

Pour aller plus loin:

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