[ Enquête] Agriculture biologique: fraude sur les marchés

Si vous avez l’habitude d’acheter vos fruits et légumes le dimanche sur les marchés, il se peut que vous ayez déjà rencontré des vendeurs peu scrupuleux. Ils prétendent vous vendre des produits « bio », mais ils ne le sont pas. Enquête.

« Venez goûter mes fruits! ils sont saints et sans pesticides! De vrais produits bios! » crient le dimanche certains producteurs derrière leur étable. Cette phrase ne vous est sûrement pas inconnue, peut être avez-vous déjà succombé à l’argument du vendeur: du vrai bio. Aussi avez vous décidé de lui acheter quelques pommes, sûr de votre petit producteur. Or ce que vous ne savez pas, c’est que s’il ne respecte pas quelques obligations, est en état de fraude.

Un manège difficile à repérer.

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Il faut obligatoirement afficher sur son stand l’un de ces deux logos pour pouvoir vendre du bio. Autrement, il s’agit de fraude.

«Pour tout aliment bio, il faut afficher une pancarte certifiant sa production biologique », explique Célia Potdevin, membre de la CLCV, l’Association Nationale de défense des consommateurs et usagers. Or certaines personnes qui vendent de faux fruits et légumes bio préfèrent ne pas accrocher de pancartes : « ils annoncent à voix haute que leurs produits répondent aux normes européennes, et au moment où les contrôleurs arrivent, ils arrêtent de crier. Comme ils n’ont pas accroché de pancarte, rien ne peut prouver qu’ils enfreignent la loi», explique encore Célia.

Dans la réglementation européenne, rien sur les marchés.

La loi européenne énonce clairement les principes à respecter pour produire, emballer et commercialiser le bio. La vente de ces produits en grande surface est la plus surveillée, les produits doivent être emballés pour les reconnaître des autres produits, et les logos officiels « bio » doivent être imprimés sur les emballages.

Les organes de contrôle tels que la Commission Européenne Ecoert peuvent ordonner la fermeture des sociétés qui ne respecteraient pas les normes de production, peu d’agriculteurs et de revendeurs qui fournissent les grandes surfaces prennent donc le risque d’enfreindre la loi. Mais cette règlementation reste floue sur la vente de ces produits sur les marchés dominicaux. Les petits producteurs en profitent donc pour vendre quelquefois plus cher leurs produits, au détriment des consommateurs.

Un bon moyen pour arrêter ces délits serait donc de revoir la loi européenne encadrant le bio et d’insérer un encart pour encadrer la vente sur les marchés du dimanche.

Par Caroline Durand

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